Lettre économique

Lettre économique n° 356 – novembre 2015

Edito : Pour la PAC, c’est déjà demain

A peine entrée en application, la PAC fait déjà l’objet de nombreuses projections quant à la physionomie de la prochaine réforme, laquelle doit se situer aux alentours de 2020. Et les supputations

vont bon train pour savoir à quoi va ressembler une politique agricole commune, sachant que la réforme actuelle a peiné à voir le jour. Un mot revient sans cesse, presque par magie, l’assurance, chacun ayant les yeux fixés sur l’expérience américaine en la matière. Puisqu’il le faut, livrons

quelques réflexions.

Autres Titres :
  • La fin des quotas sucriers : quels enjeux pour la filière française ?

Depuis l’annonce de la fin des quotas sucriers, les perspectives en cette fin d’année 2015 soulèvent de vives inquiétudes, plus particulièrement en France qui est le premier producteur européen. L’effondrement du prix mondial du sucre blanc et la percée de nouveaux acteurs émergents sont-ils les précurseurs d’un profond bouleversement dans la filière ?

  • L’Afrique serait-elle de nouveau mal partie ?

L’Afrique a été ces dernières années présentée comme le futur bassin de la croissance mondiale. Alors que les pays émergents commençaient à entrer dans une phase de ralentissement, les projections faisaient état d’une Afrique qui serait, au regard de ses richesses en produits de base et de son potentiel économique, le relais de la croissance mondiale.

  • Producteurs de porc : et si vous regardiez vers la Chine ?

Peut-on mettre un peu de baume au cœur des éleveurs de viande de porc ? Ces derniers traversent depuis plus d’un an une passe difficile, occasionnée notamment par deux embargos russes successifs, l’un sanitaire, l’autre économique. Sans parler des conflits économiques autour de la fixation du prix avec les transformateurs.

  • Hausse de 2 % de la production mondiale de vins en 2015 par rapport à 2014

La production mondiale de vins est estimée à 275,7 MhL en 2015, soit une hausse de 2 % par rapport à 2014. C’est toutefois inférieur à la très importante production de 1979 (378 MhL). Elle retrouve ainsi un niveau dans la moyenne haute, comparable à 2005, d’après les derniers chiffres de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) présentés lors de la conférence de presse du 28 octobre 2015 à Paris.

 

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Lettre économique n° 355 – octobre 2015

Edito : "Planète libre-échange"

La signature du Traité TransPacifique (TPP) le 5 octobre constitue un évènement important à plusieurs égards. Réunissant 12 pays dont les États-Unis, l’Australie, le Japon, l

e Canada, le Mexique…, l’accord trouvé est le résultat d’une longue négociation démarrée en 2008. Washington en avait fait une priorité. Les discussions relatives au TAFTA vont-elles dès lors s’accélérer? A peu près simultanément, l’UE a divulgué sa nouvelle stratégie commerciale, fai

sant de l’ouverture tous azimuts le fondement de sa croissance.

Autres Titres :
  • Un marché des céréales en perte de vitesse

L’année 2015 a été marquée par des récoltes céréalières à nouveau très bonnes par rapport à la campagne précédente, mais le climat des marchés apparait toutefois très tendu du fait des besoins des pays importateurs en recul et de stocks mondiaux abondants. Cette situation de marché provoque une baisse du prix des principales céréales, et risque de peser à termes sur les marges et le revenu des agriculteurs des secteurs concernés.

  • Volkswagen

 Il y a quelques semaines, la révélation d’une fraude commise par l’industriel automobile allemand, volkswagen, sur des dispositifs de mesure de pollution a défrayé la chronique. L’industrie allemande ne serait donc pas si écologiquement vertueuse. De fait, à regarder les statistiques européennes en matière de protection de la planète et de développement durable, il apparaît que l’Allemagne n’est pas le champion vert que l’on croit ; y compris dans le domaine agricole. Sur de nombreux critères, l’Allemagne se situe dans la moyenne européenne… Mais il est vrai toujours avec des résultats meilleurs que ceux de la France.

  • Marché du porc au cadran et incertitudes sur les prix

Depuis la suspension des cotations au marché du porc breton (MPB), et le retrait des deux principaux acheteurs que sont Cooperl Arc Atlantique et Bigard, le prix du porc a chuté jusqu’à se négocier entre 1,21 et 1,25 euros le kilo. L’absence d’une cotation de référence met les éleveurs de porc dans une situation de grande incertitude sur l’évolution de leur prix de vente, et donc de leur revenu.

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Lettre économique n° 353 de Juillet 2015

Edito  : "Le lait et les anticipations irrationnelles"

A peine sortie des quotas laitiers, l’UE se trouve confrontée à une nouvelle crise laitière. La baisse des prix des produits laitiers semble en effet s’installer, exposant les p

roducteurs à des difficultés de trésorerie pouvant vite devenir insoutenables. La précédente crise, celle de 2009, est encore inscrite dans toutes les mémoires, et on pensait ne plus revivre un tel désastre. La sortie des quotas laitiers était pourtant considérée, du côté de la Commission, comme une perspective positive. Comme en 2009, elle a commis une erreur d’appréciation. Elle n’a pas été la seule.

Autres Titres : 
  • La part de l’alimentaire se renforce dans la grande distribution

La part des achats alimentaires en grandes surfaces augmente et dans le même temps, l’alimentaire compte de plus en plus dans le chiffre d’affaires des hypermarchés et des supermarchés. Le secteur de la grande distribution est très concentré mais les résultats économiques globaux restent faibles en pourcentage du chiffre d’affaires avec des résultats contrastés selon les rayons.

  • Hausse du revenu agricole moyen en 2014

Après deux années de baisse (2012, 2013), le revenu agricole moyen par actif progresse en France ; c’est insuffisant pour compenser la dégradation du revenu des années précédentes, mais le revenu agricole moyen reste à un niveau élevé.

  • Un marché foncier rural en France globalement déprimé sauf celui des terres agricoles et des vignes qui reste quant à lui dynamique

Lors de la conférence de presse du 28 mai 2015, la FNSAFER a présenté les marchés fonciers ruraux en 2014. Elle se félicite du rythme annuel de l’extension urbaine qui a diminué de moitié entre 2008 et 2014 : 45 000 hectares ont été artificialisés en 2014 contre 90 000 ha en 2008.

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